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Programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams : la… | NEXUS MOTION

Publié le · 12 août 2026 · 13 min de lecture

Programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams : la nouvelle carte industrielle du Maroc

Le programme ferroviaire marocain reconfigure mobilité, commande industrielle, gares, foncier et chaînes d’approvisionnement. L’article analyse les marchés et les connexions intersectorielles créés par cette transformation. L’ONCF indique qu’en 2026 le programme ferroviaire historique avance sur plusieurs fronts, notamment les gares, les extensions et la modernisation du réseau. Les travaux de la première tranche de gares ont démarré au début de 2026 et l’engagement de l’ensemble des gares concernées était annoncé d’ici juillet 2026.

Par: Administrateur NEXUS
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Programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams : la nouvelle carte industrielle du Maroc

Le programme ferroviaire marocain reconfigure mobilité, commande industrielle, gares, foncier et chaînes d’approvisionnement. L’article analyse les marchés et les connexions intersectorielles créés par cette transformation. L’ONCF indique qu’en 2026 le programme ferroviaire historique avance sur plusieurs fronts, notamment les gares, les extensions et la modernisation du réseau. Les travaux de la première tranche de gares ont démarré au début de 2026 et l’engagement de l’ensemble des gares concernées était annoncé d’ici juillet 2026.

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Sommaire
  1. Des gares en travaux avant que la première rame ne circule
  2. Ce que couvre l’enveloppe de 96 milliards, et ce qu’elle laisse ouvert
  3. Kénitra–Marrakech déplace la carte des fournisseurs
  4. Énergie, ateliers, pièces : les marchés qui survivent au chantier
  5. Quartiers de gare : le foncier devient l’actif le plus disputé
  6. Ce que cela change pour vous
  7. Sources

L'essentiel

  • Le programme ferroviaire marocain a quitté la phase des plans : des gares sont en travaux et les carnets de commandes qu’elles déclenchent se remplissent maintenant.
  • L’ONCF documente pour 2026 un avancement simultané sur trois fronts : les gares, les extensions de réseau et la modernisation de l’existant.
  • L’ONCF inscrit la LGV Kénitra–Marrakech dans un programme national de 96 milliards de dirhams qui dépasse le seul transport de voyageurs.
  • Une ligne à grande vitesse ne redistribue pas seulement des temps de trajet, elle redistribue des périmètres d’approvisionnement.

Fait clé

L’ONCF documente l’avancement simultané des gares, extensions et modernisations du programme ferroviaire, avec une première tranche de chantiers engagée en 2026.

Réponse directe

Le programme ferroviaire marocain a quitté la phase des plans : des gares sont en travaux et les carnets de commandes qu’elles déclenchent se remplissent maintenant. Pour un industriel ou un territoire, la question utile n’est pas le montant global, mais l’endroit exact où son métier entre dans la séquence. Cet article situe cette entrée, marché par marché. L’ONCF documente pour 2026 un avancement simultané sur trois fronts : les gares, les extensions de réseau et la modernisation de l’existant.

Le programme ferroviaire marocain a quitté la phase des plans : des gares sont en travaux et les carnets de commandes qu’elles déclenchent se remplissent maintenant. Pour un industriel ou un territoire, la question utile n’est pas le montant global, mais l’endroit exact où son métier entre dans la séquence. Cet article situe cette entrée, marché par marché.

Des gares en travaux avant que la première rame ne circule

L’ONCF documente pour 2026 un avancement simultané sur trois fronts : les gares, les extensions de réseau et la modernisation de l’existant. Les travaux de la première tranche de gares ont démarré au début de 2026, et l’engagement de l’ensemble des gares concernées était annoncé d’ici juillet 2026 (ONCF, mise à jour du 1er avril 2026).

Cette simultanéité a une conséquence pratique que beaucoup de fournisseurs sous-estiment. Un programme séquentiel laisse le temps de se qualifier lot après lot ; un programme mené sur trois fronts consomme les qualifications en parallèle. Le génie civil et le second œuvre des gares sont déjà en phase de commande. Les systèmes, l’exploitation et les services voyageurs viendront ensuite, mais leurs cahiers des charges s’écrivent pendant que les fondations sortent de terre. Une entreprise qui attend la mise en service pour préparer son dossier arrivera après la fermeture des listes d’aptitude.

Il faut aussi séparer ce qui est engagé de ce qui est réalisé. Un chantier ouvert n’est pas une gare livrée, et une gare livrée n’est pas un flux de voyageurs capté. Ces trois niveaux ne se pilotent pas avec les mêmes indicateurs, et les confondre reste la manière la plus rapide de mal calibrer une offre commerciale.

Un chantier de gare présente en outre une contrainte que les entreprises de bâtiment connaissent mal : il se déroule le plus souvent sur un site qui continue d’accueillir des voyageurs. Les phases se découpent donc en fonction de l’exploitation, avec des interventions nocturnes, des périmètres de sécurité mouvants, des accès provisoires et des interruptions imposées par le trafic. Cette contrainte se paie en productivité horaire et en encadrement. Une entreprise qui chiffre son offre au rendement d’un terrain vierge découvre l’écart au premier mois, quand il est trop tard pour renégocier.

Ce que couvre l’enveloppe de 96 milliards, et ce qu’elle laisse ouvert

L’ONCF inscrit la LGV Kénitra–Marrakech dans un programme national de 96 milliards de dirhams qui dépasse le seul transport de voyageurs. L’enveloppe couvre de l’infrastructure neuve, des extensions, de la modernisation et des gares. Elle donne un ordre de grandeur ; elle ne dit rien sur la répartition entre importation et achat local, ni sur la part qui reviendra à des contrats d’exploitation signés après la mise en service.

C’est là que se situe l’arbitrage réel pour une entreprise marocaine. Un montant d’investissement se dépense une fois. Un contrat de maintenance, de pièces ou de service de gare se renouvelle pendant des décennies et se gagne sur d’autres critères : capacité à tenir un délai de rétablissement, preuve de conformité, présence physique près des installations, stabilité de la main-d’œuvre qualifiée. Beaucoup d’acteurs se positionnent sur la phase visible du programme et manquent celle qui rémunère le plus longtemps.

Quatre lectures doivent rester distinctes dans l’examen de tout dossier : ce qui est annoncé, ce qui est contracté, ce qui est mis en service, ce qui est mesuré une fois en exploitation. Cette discipline coûte quelques semaines de vérification. Elle évite d’engager un outil industriel sur un marché qui n’existe pas encore.

La question du financement se pose ensuite, et elle ne se résume pas à l’accès au crédit. Un lot d’infrastructure impose un besoin en fonds de roulement supérieur à ce que beaucoup d’entreprises anticipent : cautions, retenues de garantie, délais de constatation des travaux, matériaux avancés. Une société techniquement excellente peut être éliminée par sa structure de bilan, ou pire, remporter un lot et se retrouver en tension de trésorerie au milieu du chantier. Discuter du plan de financement avec sa banque avant de répondre, et non après avoir gagné, fait partie du travail de préparation autant que l’étude de prix.

Le partage des risques mérite la même attention. Dans un lot ferroviaire, les aléas géotechniques, les interfaces avec les systèmes existants et les modifications de programme sont la règle. Lire attentivement à qui le contrat attribue chacun de ces aléas indique le prix réel de l’affaire. Un marché dont toutes les incertitudes sont transférées au titulaire n’est pas une opportunité, c’est un transfert de risque déguisé en carnet de commandes.

Kénitra–Marrakech déplace la carte des fournisseurs

Une ligne à grande vitesse ne redistribue pas seulement des temps de trajet, elle redistribue des périmètres d’approvisionnement. Les chantiers linéaires imposent une logistique de proximité : centrales à béton, ateliers de préfabrication, bases de travaux, hébergement des équipes, évacuation des déblais. Ces activités se choisissent en fonction de la distance au tracé, pas de la notoriété d’une marque.

Pour un opérateur économique installé sur l’axe, l’exercice consiste à cartographier ce que la ligne consomme sur son propre territoire, puis à vérifier trois choses : la capacité de production disponible en pointe, le coût complet réel une fois intégrés le transport et les temps morts, le délai que l’entreprise peut tenir sans dégrader sa qualité. Un fournisseur qui gagne un marché puis le perd sur les pénalités a abîmé sa réputation sur l’ensemble du programme.

La main-d’œuvre constitue le point de tension le plus prévisible. Un chantier linéaire mobilise simultanément des conducteurs d’engins, des coffreurs, des soudeurs, des électriciens et des encadrants de travaux, sur des sites parfois éloignés des bassins d’emploi. Il faut les héberger, les transporter, les former à la sécurité ferroviaire et les garder. Les entreprises qui perdent leurs équipes au profit d’un concurrent voisin découvrent que le prix du marché du travail local monte avec le nombre de chantiers ouverts. Cette inflation salariale se prévoit dans l’offre initiale ; elle ne se rattrape jamais en cours d’exécution.

Les entreprises situées hors de l’axe ne sont pas écartées pour autant. Elles se positionnent mieux sur les composants transportables, l’ingénierie, les systèmes et les prestations intellectuelles, où la référence technique compte davantage que la proximité géographique. Le tri entre ces deux stratégies doit se faire avant de mobiliser du capital, pas après un refus d’appel d’offres.

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Énergie, ateliers, pièces : les marchés qui survivent au chantier

L’opportunité ne s’arrête pas aux grands contrats d’infrastructure. Elle touche l’ingénierie, les systèmes, l’énergie, les ateliers, les pièces, la maintenance, les services de gare et la formation. Ce sont des marchés moins spectaculaires, souvent moins disputés, et beaucoup plus accessibles à une entreprise de taille intermédiaire.

L’énergie mérite une attention particulière. Un réseau modernisé appelle davantage de puissance, avec des profils de pointe spécifiques et une exigence de continuité élevée. Cela ouvre des besoins en raccordement, en poste de transformation, en gestion de la demande et en secours. Les ateliers suivent la même logique : ils déterminent la disponibilité du matériel, donc la qualité de service perçue, donc la fréquentation. Un atelier sous-dimensionné se paie en rames immobilisées, pas en ligne budgétaire.

Les pièces constituent enfin le point de fragilité classique. Les délais d’approvisionnement, les obsolescences et la dépendance à un fournisseur unique pèsent sur le coût complet bien plus que le prix d’achat initial. Une entreprise capable de documenter un stock, une traçabilité et un délai de mise à disposition détient un argument commercial supérieur à une remise tarifaire.

Quartiers de gare : le foncier devient l’actif le plus disputé

Une gare modernisée transforme la valeur du sol autour d’elle. Le mécanisme est connu, mais il ne se déclenche pas tout seul : il suppose que la collectivité ait anticipé le règlement d’urbanisme, réservé les emprises et organisé les modes de rabattement avant que les prix ne se figent. Les territoires qui découvrent le sujet après la mise en service achètent leur foncier au tarif du marché et perdent la capacité d’imposer des programmes mixtes.

Pour un promoteur, l’arbitrage porte sur le financement et le calendrier. Une opération de quartier de gare se rentabilise sur la fréquentation réelle, qui arrive après la mise en service, alors que le foncier s’achète avant. L’écart de trésorerie doit être couvert, et il ne l’est pas par une hypothèse de fréquentation reprise d’un communiqué. Il l’est par un montage qui prévoit des phases, des sorties partielles et un scénario de report de calendrier.

La composition du programme immobilier décide ensuite du reste. Un quartier de gare composé uniquement de bureaux se vide le soir et rend les commerces déficitaires. Un quartier uniquement résidentiel produit une pointe unidirectionnelle qui sature le rabattement le matin et le laisse vide l’après-midi. Le dosage entre logement, activité, commerce et équipement public n’est pas une préférence esthétique : il détermine la fréquentation du train hors des heures de pointe, donc la rentabilité de la ligne elle-même. C’est la raison pour laquelle l’opérateur ferroviaire a un intérêt direct à participer à la conception urbaine, même lorsqu’il ne détient pas le foncier.

Les services de rabattement complètent l’ensemble et sont trop souvent traités en dernier. Un voyageur qui met vingt minutes à rejoindre la gare depuis son quartier ne compare pas le train à la voiture, il choisit la voiture. Bus, taxis, stationnement vélo et dépose-minute doivent être opérationnels le jour de l’ouverture, pas deux ans après. Leur financement relève de la collectivité, leur cahier des charges de l’exploitant, et leur absence annule une partie du bénéfice d’un investissement de plusieurs milliards.

Ce point de contact entre la mobilité et l’habitat justifie un aller-retour permanent entre NEXUS Motion et NEXUS Living sur les quartiers de gare, et avec NEXUS Summit sur les conditions de financement de ces opérations mixtes. Les trois volets se croisent dans le [programme NEXUS 2026](/fr/programme).

Ce que cela change pour vous

Pour un opérateur, un industriel, un équipementier, un acteur de l’énergie ou de la logistique, un territoire ou un financeur, les prochains mois se préparent avec cinq indicateurs, pas avec une intention.

La capacité d’abord : quelle production ou quelle prestation pouvez-vous tenir en pointe, sur combien de mois, avec quel effectif qualifié. La qualité ensuite : quelles preuves de conformité et quels certificats êtes-vous en mesure de produire aujourd’hui, sans délai de mise à niveau. Le coût complet en troisième position, celui qui intègre le transport, l’immobilisation, la reprise et le service, et non le prix de catalogue. Le délai que vous engagez contractuellement, avec la pénalité que vous acceptez d’assumer. Enfin le résultat territorial : ce que votre intervention laisse sur place en emploi, en compétence et en capacité de sous-traitance, argument désormais décisif dans les arbitrages publics.

Les étapes se hiérarchisent simplement. Rouvrir les publications de l’ONCF et dater chaque information avant toute décision d’investissement. Identifier le lot précis où votre métier est attendu, et à quelle phase. Constituer le dossier de qualification dès à présent, y compris les pièces administratives longues à obtenir. Chercher le partenaire qui comble votre lacune la plus visible, plutôt que de la masquer dans une offre. Fixer une date à laquelle vous décidez d’engager ou d’abandonner, pour ne pas immobiliser des équipes commerciales sur un dossier sans issue.

NEXUS Expo & Summit 2026 réunit ces interlocuteurs du 11 au 15 novembre 2026 à Tanger, sur 512 unités d’exposition et plus de 60 conférences. Les emplacements sont proposés à partir de 825 MAD HT/m², avec un tarif Early Bird à −50 %, les autres configurations étant établies sur devis. Ce qui rend un dossier ferroviaire utile sur place n’est pas la présence décorative, mais une fiche de besoin, un interlocuteur nommé, un budget indicatif et une décision datée à la sortie.

Sources

  • ONCF — Programme ferroviaire historique : une année d’avancées concrètes au service d’une vision stratégique
  • ONCF — Attribution des marchés d’acquisition de trains

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  1. Votre organisation dispose-t-elle d’une preuve, d’un responsable et d’un indicateur concernant demande de mobilité ? Notez de 0 à 4.
  2. Votre organisation dispose-t-elle d’une preuve, d’un responsable et d’un indicateur concernant base fournisseurs ? Notez de 0 à 4.
  3. Votre organisation dispose-t-elle d’une preuve, d’un responsable et d’un indicateur concernant gares et quartiers ? Notez de 0 à 4.
  4. Votre organisation dispose-t-elle d’une preuve, d’un responsable et d’un indicateur concernant énergie ? Notez de 0 à 4.
  5. Votre organisation dispose-t-elle d’une preuve, d’un responsable et d’un indicateur concernant maintenance ? Notez de 0 à 4.

Barème : 0 à 4 par question ; total × 5 = score /100.

Lecture du score : 0–39 Explorateur : comprendre l’écosystème · 40–69 Bâtisseur : structurer le projet · 70–84 Connecteur : préparer les partenariats · 85–100 Accélérateur : candidater, exposer ou investir.

Sources

  • oncf.ma — Programme ferroviaire historique l oncf marque une annee d avancees concretes au service d
  • oncf.ma — Attribution des marches d acquisition de trains

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